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Sans silicones, sans sulfates, sans parabènes… Le phénomène des allégations « sans » en cosmétique touche-t-il à sa fin ?

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  • 4 mars 2019
allégations sans : produits cosmétiques

En 2018, 53% des consommateurs déclarent que l’absence d’ingrédients indésirables dans leurs produits est plus importante que l’inclusion d’ingrédients bénéfiques. Ces dernières années, la tendance du « sans » n’a fait que s’accentuer : en 2017, tandis que les produits cosmétiques voyaient leurs ventes reculer de 0,9% par rapport à l’année d’avant, la vente des cosmétiques « sans paraben » a elle augmentée de 2,3%.[1]

Sans silicones, sans sulfates, sans polyéthylène glycol (PEG)… Nombreuses sont les marques de cosmétiques qui ont affiché sur le packaging de leurs produits ces allégations « sans ». Pourtant, au 1er juillet 2019, la plupart de ces allégations « sans » seront interdites par l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (l’ARPP).

L’ARPP met à jour ses recommandations sur les allégations cosmétiques

Né en 1935 sous le nom de l’Office de Contrôle des Annonces (ACO), renommé ARPP en 2008, cet organisme crée les règles d’éthique, les applique et contrôle leurs applications.

En Mars 1974 l’organisme rédige les premières règles déontologiques relatives aux produits cosmétiques. Ces règles s’appuient sur le Règlement EU N°655/2013 et dressent la liste des recommandations relatives aux produits cosmétiques, notamment sur les allégations spécifiques. Suite à la publication en juillet 2017 d’un document technique sur les allégations cosmétiques par la Commission Européenne, l’ARPP a mis à jour ses recommandations : à partir du 1er juillet 2019, selon un critère d’équité, les revendications « sans » ou les revendications avec une signification similaire ne seront pas autorisées quand elles impliquent un message dénigrant, notamment quand elles reposent principalement sur une perception négative présumée sur la sécurité de l’ingrédient ou d’un groupe d’ingrédients.

Coup dur pour les allégations « sans », qui représentaient 20% des allégations cosmétiques en 2016.[2]

Les 6 critères d’une allégation cosmétique « sans »

1.       Conformité avec la législation – Exemple : « sans benzène » est interdit puisque le benzène est interdit dans les produits cosmétiques en Europe.

2.       Véracité – Exemple : « sans silicones » est interdit si le produit en contient.

3.       Éléments probants – Exemple : une allégation ne peut être donnée à un produit si elle n’a pas été prouvée.

4.       Sincérité – Exemple : L’allégation « sans parfum » ne peut être utilisé si aucun autre produit similaire n’en contient

5.       Equité – Exemple : « sans paraben » ne peut être utilisé puisque cela dénigre les produits contenant du paraben

6.       Choix en connaissance de causes – Exemple : « sans C₆H₆ » (benzène) ne peut être utilisé car les allégations doivent être claires et compréhensibles pour l’utilisateur final moyen.

Allégations « sans » : quels sont les outils d’aide à la mise en conformité de l’industriel ?

A minima, les industriels doivent mettre à jour le packaging de tous leurs produits concernés par la recommandation d’ici juillet. La solution de gestion de cycle de vie de produits de Lascom répond aux problématiques des industriels de la cosmétique qui cherchent à mener des études de cas d’emploi sur les produits concernés par un changement et réaliser des modifications contrôlées* pour un portefeuille produits conséquent.

[1] The future of beauty – Nielsen, 2018
[2] Rapport de la Commission du parlement Européen et du Conseil sur les allégations des produits cosmétiques

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