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3 ans seulement après le scandale alimentaire des lasagnes à la viande de cheval, l'association de consommateurs UFC Que Choisir, a publié hier une enquête pour la moins accablante concernant la mention de l'origine des viandes dans les produits transformés.
Réalisée du 25 Janvier au 1e Février 2016, l'UFC Que choisir a étudié un échantillon de 245 produits transformés à base de viande de porc, de bœuf et de poulet pour 13 marques nationales et 7 enseignes de la grande distribution.
Un résultat terrifiant montrant que 54% de ces produits font l'impasse sur l'étiquetage de l'origine de la viande.
Les plats transformés à base de bœuf limitent la casse avec 70% des produits indiquant l'origine sur le produit contre seulement 30% concernant les plats transformés à base de poulet et 54 % pour les plats transformés à base de viande porcine.
Ainsi, pour 92% des sandwichs à base de poulet ou de porc aucune mention n'est indiquée sur l'origine des viandes. Il en est de même pour 50% des sauces bolognaises à base de bœuf ou encore 64% des nuggets de poulets…
L'UFC-Que choisir ne s'arrête pas aux chiffres dans son étude et montre du doigt plusieurs grandes enseignes et marques.
Daunat, Père Dodu et Sodebo se retrouvent ainsi les mauvais élèves du classement. Les étiquettes de leurs produits n'indiquent pas l'origine des viandes. En revanche: Findus, Le Gaulois, Charal et Marie sont au tableau d'honneur.
En ce qui concernent les marques de distributeurs, mise à part Intermarché avec 84% de MDD étiquetées, aucune des grandes enseignes de la distribution n’informe suffisamment sur l’ensemble des trois viandes. Les mauvais élèves de ce classement sont respectivement Leader Price (23%), Casino (24%) ou encore Auchan (32%).
Ce nouveau scandale qui fait la une des journaux depuis ce début de semaine ne va, une nouvelle fois, pas embellir l'image des industries alimentaires. Car malgré une réglementation très forte et contraignante, renforcée par les derniers scandales alimentaires et également par l'entrée en vigueur de la réglementation INCO, la confiance des consommateurs va une nouvelle fois en pâtir.
Selon les dernières conclusions de l'enquête, le lobby des industriels argumente que l'étiquetage de l'origine de la viande sur les produits transformés est trop compliqué et que cela représente un surcoût. Argument démenti par UFC-Que Choisir qui démontre un surcoût de seulement + 0,7% soit seulement 0,015 centimes d'euros pour une barquette de lasagnes.
UFC-Que choisir appelle les parlementaires européens au renforcement de la transparence pour accroître la pression auprès de la commission européenne et rendre ainsi obligatoire l'étiquetage de l'origine de la viande dans les produits transformés.
Même si des efforts notables ont été faits depuis l'entrée en vigueur de la première échéance de la réglementation INCO le 13 Décembre 2014, les industriels de l'agroalimentaire n'ont désormais pas d'autres choix que de redoubler de vigilance et de communiquer en toute transparence sur l'origine des viandes concernant leurs produits transformés.
Grâce à un outil de PLM, les industries vont pouvoir: